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Facturation électronique : les vrais sujets commencent le 2 septembre

Tout le monde se prépare pour le 1er septembre. Ce qui nous occupe, c'est le matin du 2. Ce que les mises en production nous ont appris sur la période d'hypercare.

Portrait de Jérémy RochJérémy RochAssocié — Développement commercial
Facturation électronique : les vrais sujets commencent le 2 septembre

Note de terrain n°4

Dans trois semaines, la facturation électronique entre en vigueur, et l'essentiel des publications sur le sujet se ressemblent : êtes-vous prêts pour le 1er septembre. C'est une bonne question, mais ce n'est pas celle qui nous occupe cet été avec nos clients. Celle qui nous occupe, c'est le matin du 2 septembre.

Toutes les mises en production que nous avons accompagnées nous ont appris la même chose : le jour du lancement, rien ne casse, parce que tout le monde regarde. Les vrais sujets arrivent dans les jours qui suivent, quand les volumes montent et que la réalité des données rencontre la théorie des schémas. Pour cette réforme, cela veut dire des factures fournisseurs rejetées parce qu'une entité juridique n'existe plus ou qu'un numéro d'identification est erroné, des flux qui reviennent sans que personne ne sache immédiatement pourquoi, et des équipes comptables qui découvrent qu'un taux de rejet de quelques pourcents, appliqué à des dizaines de milliers de factures, représente une pile de dossiers que personne n'a prévu de traiter.

Ce qui nous semble sous-estimé partout, c'est cette période d'hypercare : les six à huit semaines où le dispositif doit être surveillé de près, où chaque anomalie doit être triée vite pour comprendre si elle est isolée ou structurelle, et où le retard pris sur les rejets se transforme mécaniquement en retard de paiement, donc en tension fournisseurs. C'est d'ailleurs pour ces équipes en première ligne que nous avons construit nos outils d'accompagnement, parce qu'une réponse réglementaire doit arriver en minutes quand on a une pile de rejets à traiter.

Être prêt pour une échéance et être prêt pour ce qui suit sont deux préparations différentes. La seconde est celle dont personne ne parle.

La preuve avant la promesse.

Portrait de Jérémy Roch

L’auteur

Jérémy Roch

Associé — Développement commercial

Ancien consultant en stratégie, management et organisation, Jérémy accompagne depuis plus de quinze ans les grandes entreprises dans leurs projets de transformation. Son parcours couvre le conseil, la direction de projets complexes et le développement commercial auprès de grands groupes, en France et à l'international. Il pilote aujourd'hui le développement de solutions intégrant l'intelligence artificielle pour améliorer la performance des organisations et transformer les métiers.

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